vendredi, 30 novembre 2007

Nous avons fourni l'écuelle et le potage et le sel et le poivre

efe0c954283466eb778e86566596c8d8.jpg Jean-marie Cavada a décidé de quitter le mouvement démocrate pour rejoindre l'équipe de Nicolas Sarkozy en vue des municipales sur Paris.... un non-évènement en réalité.

Celui qui, attiré par la lumière depuis de nombreuses années, voulait se rapprocher du pouvoir y est finalement parvenu. Les petits arrangements entre amis commencent, l'UMP place ses pions ( Dati catapultée au 7ème, Cavada parachuté dans le 12ème, Martinon imposé à Neuilly , Yade a Colombes), face à l'incompréhension totale des habitants.
Les idées après tout, peu importe, l'important est d'être élu , et si possible le plus facilement possible.
Ces personnages politiques, qui se laissent aller à la paresse électorale, n'ont aucun avenir et nous n'entendrons probablement plus jamais parler d'eux dans 5 ans.
Maintenant j'entends beaucoup d'élus qui s'insurgent, notamment au mouvement démocrate, lorsqu'ils entendent parler de "primaires". Et, dès lors qu'ils ne sont pas choisis par les militants, n'ont de cesse de critiquer celui qui représentera leur parti aux élections.
Et cette manière de faire n'échappe à aucun parti.
L'UMP M. Pellicano a raison de s'insurger quant au manque de primaires dans son parti, la direction ayant préféré le jeune L.Prunier. Cependant sa réaction n'est, à mon sens pas la bonne. En effet, n'acceptant pas la défaite, il se tourne vers le centre pour former une large majorité regroupant l'UMP et le Modem, chose qu'il n'aurait jamais envisagée s'il avait remporté la partie.
Il aurait en effet soigneusement composé son équipe avec des gens de droite.
Mais là, montrant sa méconnaissance totale du modem qu'il croit encore être l'UDF, se lance dans des publications. Quand je regarde cela, même à 1500 kms de Brest, je ne peux m'empêcher d'être surpris, pour ne pas dire déçu.


On essaie de montrer, au mouvement démocrate, que l'on peut gagner à la loyale, c'est à dire sans renier ses idées et sans alliance, et notre démarche se trouve en partie discréditée par des politiciens qui combinent pour avoir le poste. Un jour ou l'autre, cette démarche d'honnêteté vis-à-vis des électeurs finira par payer, même si cela doit en passer par des déceptions et des traîtrises de certains.
A bon entendeur,

jeudi, 27 septembre 2007

L'Etat et la dette



Après avoir promis lors de sa campagne une réduction importante de la dette de l'Etat, le président de la République a décidé de mettre de côté ce problème pour 2008 .

la révolte humaniste

On ne le voyait plus dans les médias, on le disait déprimé après sa défaite aux élections présidentielles, et voiçi que le président du modem reprend du service (et moi de même d'ailleurs en publiant un nouveau post) à l'occasion du forum des démocrates qui se tient à Séignosse dans les Landes. François Bayrou n'en a pas perdu sa verve, pour le plus grand bonheur de ses militants dont je fais partie. Il expose à cette occasion le discours qui lui tient à coeur et qu'il a défendu au mieux lors de la présidentielle, en l'occurence un discours humaniste et révolutionnaire, prônant la spécificité de la France dans le monde.medium_file_271859_332567.jpg
En effet, il expose plusieurs points de réserve concernant la politique menée par le président de la République, avec lequel il n'a aucun contentieux d'ordre personnel. Cependant, cette fascination qu'éprouve ce dernier pour le modèle américain est dangereux pour l'avenir. Celui ci consistant à accroître les inégalités entre les très riches, ces quelques pourcents que l'on bichonne à coups de cadeaux fiscaux et les moins aisés , qui ne voient pas leur niveau de vie s'améliorer et à qui l'on impose en plus une franchise médicale ( on se souvient même de Madame Bachelot, accessoirement ministre, s'exclamant d'un air étonné : "Qui ne peut pas payer quatre euros par mois ?" ). Un jour ou l'autre, Bayrou en est sûr, l'état de grâce de ce nouveau gouvernement laissera la place à de graves tensions , tant le modèle n'a rien de juste. Ce " tout pour le fric " n'est pas le dessein de la France.
Mais ce qui agaçe au plus haut point le troisième homme de la présidentielle, c'est l'augmentation de la dette ( 15 Milliards d'euros en quelques mois ), et qui ne peut pas s'équilibrer avec la réduction de la moitié des fonctionnaires, contrairement à ce que l'on veut bien nous faire croire .
Enfin , le leader démocrate s'inquiète de la "monarchisation" qui s'opère en France , les ministres étant relégués au rang de serviteurs qui s'adonnent à complimenter le monarque , même le premier ministre étant qualifié de "collaborateur" . Il n'y a qu'un seul chef: le président , omniprésent, omnipotent et omniscient .

Pour conclure sur une note optimiste , quel grand bol d'air frais d'entendre, face à la décripitude du parti socialiste et de sa difficile rénovation ( no comment ) , une voix discordante et constructive envers le pouvoir (monarchique comme on l'a auparavant évoqué ) en place.

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mercredi, 06 juin 2007

Et si dimanche on votait modem?

medium_file_258052_23485.jpgDimanche , nous retournons aux urnes afin d'élire nos députés. Inutile de souligner l'enjeu crucial de cette élection, qui va donner les moyens (plus ou moins grands) au président de la République de mener sa politique. On peut toutefois déplorer le rapprochement des deux élections ( présidentielle et législative ) qui élucide les questions de fond.
Je suis très frappé de voir notamment des élus de l'UMP appeler à voter pour eux, du simple fait qu'ils sont de la majorité ou qu'ils connaissent personnellement (sic) le président de la République.
L'important n'est pas tant d'avoir posé sur la photo avec Nicolas Sarkozy ou d'avoir reçu une lettre de madame la ministre de l'intérieur, mais de montrer aux citoyens le visage d'un député qui saura défendre au mieux leurs intérêts, quitte à ne pas toujours être d'accord avec le gouvernement. Ces principes sont les fondements même d'une démocratie saine.
C'est cette liberté de ton et cette franchise que je retrouve chez les députés du modem qui, n'étant inféodés à aucun de ces deux grands partis, sont à même de défendre au plus près les intérêts des citoyens.
Francois Bayrou a utilisé l'expression de " députés automates " pour décrire d'un côté les députés UMP qui votent toujours oui et de l'autre les députés PS qui votent toujours non.
Cette expression est tout aussi juste qu'elle doit nous alerter quant à l'idée que l'on se fait du rôle du député que l'on élira demain pour les cinq prochaines années.
Pour finir , je ne peux que remercier François Bayrou , qui est si décrié ces temps-ci par certains journalistes, d'avoir été fidèle à ses idées et de nous proposer dimanche prochain autre chose que des "députés godillots".
Car la seule et unique question que nous devons nous poser ce week-end est la suivante : " A qui vais-je confier ma voix afin que mes problèmes soient relayés pour le mieux au plan national? "


Dans ma circonscription de Brest-rural, tous nos espoirs se portent sur Laurent Mérer, 58 ans , écrivain.
Son site de campagne est le suivant : http://www.merer.org/

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J'encourage également Emmanuel Morucci et les autres candidats du Finistère et de France .
http://www.emmanuel-morucci.org/

mercredi, 23 mai 2007

Nouvelle donne

medium_logo_modem.jpgLe 6 mai, les Français se sont massivement rendus aux urnes afin d'élire leur nouveau président de la République, 53 % d'entre eux plébiscitant Nicolas Sarkozy . Je n'ai pas fait ce choix .
Il convient cependant, avec l'esprit républicain qui doit animer tout à chacun, de souhaiter au nouveau président bon courage pour mener la politique de la France durant les cinq prochaines années.
Cette élection n'est en réalité qu'une demi-surprise .
En effet, après 12 ans de droite au pouvoir, on aurait pu croire les français lassés et privilégier l'alternance, que nenni !
Cela est en partie du à la campagne calamiteuse du parti socialiste, qui avait pourtant les cartes en mains et pouvait aisément critiquer le bilan peu glorieux du numéro deux du gouvernement, notamment en ce qui concerne la violence aux personnes ( en hausse de 10 % depuis 2002) : ils ne l'ont pas fait.
Cette rénovation du parti socialiste, évoquée le soir même de la victoire de Sarkozy par DSK, est aujourd'hui pressante et inéluctable. Deux courants semblent se former à l'heure actuelle, courants qui s'opposeront très certainement demain ( après les élections législatives), en l'occurence un mouvement socio-démocrate proné par des personnalités comme DSK et Kouchner (sic) et un mouvement plus traditionaliste, sous l'égide de Laurent Fabius , qui affirme rénover par la gauche de la gauche , là ou il n'y a plus rien à gratter en terme d'électorat !
D'autre part, le magicien Sarkozy a eu à coeur de faire disparaître cet héritage chiraquien pour se poser en grand réformateur, incarnant à lui seul la "rupture" dans la vie politique. On a bien vu, à travers la formation de son gouvernement et des personnalités comme Juppé ( premier ministre en 1995) ou MAM, que rien n'avait véritablement changé le 7 au matin.

"Un centriste, cela se roule dans la farine et on le fait frire"

Ces quelques mots glissés en douce par le président Chirac au creux de l'oreille de Nicolas Sarkozy , ce dernier en a fait un dicton, que dis-je une obsession. En effet, comme après toute élection présidentielle, plus particulièrement encore après une victoire de la droite, le centre se voit clairement affaibli, au grand dam de son leader François Bayrou, qui assiste impuissant au départ de ses " bédouins" comme il les appelait jadis avec beaucoup d'affection. L'attrait de portefeuilles ministériels et un mandat assuré à l'Assemblée nationale ont eu raison d'une majorité d'élus centristes, qui n'ont pas hésité à déserter les rangs du parti afin de se rallier à la majorité présidentielle. Ainsi, comme un symbole, le président de l'UDF a vu partir impuissant son plus fidèle lieutenant, Hervé Morin, celui la même qui n'avait cessé de critiquer Nicolas Sarkozy durant les quelques mois qu'aura duré la campagne présidentielle. En se ralliant si facilement, quel exemple donnent tous ces élus à ces quelques 6 millions d'électeurs qui ont cru le 22 avril changer véritablement la vie politique française en votant au centre ?

"Je dis avec certitude que, si la question est entre céder et résister, ma réponse c'est : nous avons le
devoir de résister. J'ai résisté hier, je résisterai aujourd'hui, je résisterai demain, parce que c'est de résistance que la France a besoin."


Au conseil national de l'UDF, les députés présents pouvaient se compter sur les doigts d'une main.
Qu'importe pour François Bayrou , conscient de la dureté du combat politique, cela n'empêchera en rien la formation d'un nouveau courant politique central, le mouvement démocrate.
Cela ne va, certes, pas être facile, c'est un pari risqué s'accordent à dire les spécialistes, mais entre " céder ou résister ", nous sommes à ce jour 70 000 citoyens français à avoir choisi la seconde solution en adhérant à ce nouveau parti. Quel signal Bayrou veut-il donner par la formation d'un nouveau mouvement ?
Il veut offrir le 10 Juin prochain la possibilité à chaque électeur de pouvoir élire des dirigeants politiques qui auront à coeur de défendre les intérêts du peuple au delà de l'ardente obligation de voter toujours pour, comme c'est le cas pour les députés de la majorité présidentielle , ou toujours contre, comme c'est le cas pour les députés de la gauche.
Libre à vous maintenant de choisir ce qui vous paraît le plus juste. En tout cas , à Brest comme ailleurs en France, vous aurez, pour une fois, cette possiblité, avec des personnalités comme Laurent Merer sur Brest-rural, Yves pagès sur Brest-ville, ou encore Emmanuel Morucci sur la cinquième circonscription, de changer le paysage politique français. Je leur souhaite très sincèrement bonne chance dans ce combat , je suis avec eux !
Parce que la vraie victoire en politique, c'est la défense de ses idées .

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