lundi, 17 mars 2008
Défaite à gauche, défaite à droite
Qu'elle était burlesque cette soirée des municipales !
Il était difficile de ne pas finir la soirée décontenancé face à la stérilité et la bassesse de certains débats .
Tandis que la gauche se réjouissait de cette victoire qu'elle doit en partie à la droite, l'arrogante UMP ne voulait entendre aucune critique.
Il est en effet difficile d'affirmer que ce scrutin n'avait de valeur que locale. La large victoire de la gauche est en fait synonyme d'un profond malaise, que les diffèrents partis politiques feignent de ne pas entendre, mais qui est à l'origine de la versatilité des Français.
Si aujourd'hui, malgrè la défaite de François Bayrou à Pau, nous pouvons croire en l'émergence d'une force centrale, c'est que les Français n'ont confiance ni en la gauche, ni en la droite pour résoudre leurs inquiétudes, en témoigne la large victoire du PS aux municipales , 10 mois après l'écrasante victoire de Sarkozy à la présidentielle.
Le mouvement démocrate est aujourd'hui le seul parti qui propose une direction politique stable face à ce mouvement de balancier qui ne fait pas avancer les choses.
On a beaucoup reproché à François Bayrou de ne pas avoir de stratégie claire pour le second tour des municipales, se tournant tantôt vers la gauche comme à Marseille, tantôt à droite comme à Toulouse.
Mais là est bien le sens du mouvement démocrate de n'être rattaché à aucun parti en particulier, libre de juger au cas par cas le bilan des diffèrents candidats. On tend à dénigrer François Bayrou, le qualifiant d'opportuniste, mais il est à l'origine d'un important mouvement d'espoir pour la France, ce qui mérite le respect.
18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales, modem, udf, bayrou









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