jeudi, 27 septembre 2007

L'Etat et la dette



Après avoir promis lors de sa campagne une réduction importante de la dette de l'Etat, le président de la République a décidé de mettre de côté ce problème pour 2008 .

la révolte humaniste

On ne le voyait plus dans les médias, on le disait déprimé après sa défaite aux élections présidentielles, et voiçi que le président du modem reprend du service (et moi de même d'ailleurs en publiant un nouveau post) à l'occasion du forum des démocrates qui se tient à Séignosse dans les Landes. François Bayrou n'en a pas perdu sa verve, pour le plus grand bonheur de ses militants dont je fais partie. Il expose à cette occasion le discours qui lui tient à coeur et qu'il a défendu au mieux lors de la présidentielle, en l'occurence un discours humaniste et révolutionnaire, prônant la spécificité de la France dans le monde.medium_file_271859_332567.jpg
En effet, il expose plusieurs points de réserve concernant la politique menée par le président de la République, avec lequel il n'a aucun contentieux d'ordre personnel. Cependant, cette fascination qu'éprouve ce dernier pour le modèle américain est dangereux pour l'avenir. Celui ci consistant à accroître les inégalités entre les très riches, ces quelques pourcents que l'on bichonne à coups de cadeaux fiscaux et les moins aisés , qui ne voient pas leur niveau de vie s'améliorer et à qui l'on impose en plus une franchise médicale ( on se souvient même de Madame Bachelot, accessoirement ministre, s'exclamant d'un air étonné : "Qui ne peut pas payer quatre euros par mois ?" ). Un jour ou l'autre, Bayrou en est sûr, l'état de grâce de ce nouveau gouvernement laissera la place à de graves tensions , tant le modèle n'a rien de juste. Ce " tout pour le fric " n'est pas le dessein de la France.
Mais ce qui agaçe au plus haut point le troisième homme de la présidentielle, c'est l'augmentation de la dette ( 15 Milliards d'euros en quelques mois ), et qui ne peut pas s'équilibrer avec la réduction de la moitié des fonctionnaires, contrairement à ce que l'on veut bien nous faire croire .
Enfin , le leader démocrate s'inquiète de la "monarchisation" qui s'opère en France , les ministres étant relégués au rang de serviteurs qui s'adonnent à complimenter le monarque , même le premier ministre étant qualifié de "collaborateur" . Il n'y a qu'un seul chef: le président , omniprésent, omnipotent et omniscient .

Pour conclure sur une note optimiste , quel grand bol d'air frais d'entendre, face à la décripitude du parti socialiste et de sa difficile rénovation ( no comment ) , une voix discordante et constructive envers le pouvoir (monarchique comme on l'a auparavant évoqué ) en place.

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