« Sauvons le Darfour | Page d'accueil | Et si dimanche on votait modem? »

mercredi, 23 mai 2007

Nouvelle donne

medium_logo_modem.jpgLe 6 mai, les Français se sont massivement rendus aux urnes afin d'élire leur nouveau président de la République, 53 % d'entre eux plébiscitant Nicolas Sarkozy . Je n'ai pas fait ce choix .
Il convient cependant, avec l'esprit républicain qui doit animer tout à chacun, de souhaiter au nouveau président bon courage pour mener la politique de la France durant les cinq prochaines années.
Cette élection n'est en réalité qu'une demi-surprise .
En effet, après 12 ans de droite au pouvoir, on aurait pu croire les français lassés et privilégier l'alternance, que nenni !
Cela est en partie du à la campagne calamiteuse du parti socialiste, qui avait pourtant les cartes en mains et pouvait aisément critiquer le bilan peu glorieux du numéro deux du gouvernement, notamment en ce qui concerne la violence aux personnes ( en hausse de 10 % depuis 2002) : ils ne l'ont pas fait.
Cette rénovation du parti socialiste, évoquée le soir même de la victoire de Sarkozy par DSK, est aujourd'hui pressante et inéluctable. Deux courants semblent se former à l'heure actuelle, courants qui s'opposeront très certainement demain ( après les élections législatives), en l'occurence un mouvement socio-démocrate proné par des personnalités comme DSK et Kouchner (sic) et un mouvement plus traditionaliste, sous l'égide de Laurent Fabius , qui affirme rénover par la gauche de la gauche , là ou il n'y a plus rien à gratter en terme d'électorat !
D'autre part, le magicien Sarkozy a eu à coeur de faire disparaître cet héritage chiraquien pour se poser en grand réformateur, incarnant à lui seul la "rupture" dans la vie politique. On a bien vu, à travers la formation de son gouvernement et des personnalités comme Juppé ( premier ministre en 1995) ou MAM, que rien n'avait véritablement changé le 7 au matin.

"Un centriste, cela se roule dans la farine et on le fait frire"

Ces quelques mots glissés en douce par le président Chirac au creux de l'oreille de Nicolas Sarkozy , ce dernier en a fait un dicton, que dis-je une obsession. En effet, comme après toute élection présidentielle, plus particulièrement encore après une victoire de la droite, le centre se voit clairement affaibli, au grand dam de son leader François Bayrou, qui assiste impuissant au départ de ses " bédouins" comme il les appelait jadis avec beaucoup d'affection. L'attrait de portefeuilles ministériels et un mandat assuré à l'Assemblée nationale ont eu raison d'une majorité d'élus centristes, qui n'ont pas hésité à déserter les rangs du parti afin de se rallier à la majorité présidentielle. Ainsi, comme un symbole, le président de l'UDF a vu partir impuissant son plus fidèle lieutenant, Hervé Morin, celui la même qui n'avait cessé de critiquer Nicolas Sarkozy durant les quelques mois qu'aura duré la campagne présidentielle. En se ralliant si facilement, quel exemple donnent tous ces élus à ces quelques 6 millions d'électeurs qui ont cru le 22 avril changer véritablement la vie politique française en votant au centre ?

"Je dis avec certitude que, si la question est entre céder et résister, ma réponse c'est : nous avons le
devoir de résister. J'ai résisté hier, je résisterai aujourd'hui, je résisterai demain, parce que c'est de résistance que la France a besoin."


Au conseil national de l'UDF, les députés présents pouvaient se compter sur les doigts d'une main.
Qu'importe pour François Bayrou , conscient de la dureté du combat politique, cela n'empêchera en rien la formation d'un nouveau courant politique central, le mouvement démocrate.
Cela ne va, certes, pas être facile, c'est un pari risqué s'accordent à dire les spécialistes, mais entre " céder ou résister ", nous sommes à ce jour 70 000 citoyens français à avoir choisi la seconde solution en adhérant à ce nouveau parti. Quel signal Bayrou veut-il donner par la formation d'un nouveau mouvement ?
Il veut offrir le 10 Juin prochain la possibilité à chaque électeur de pouvoir élire des dirigeants politiques qui auront à coeur de défendre les intérêts du peuple au delà de l'ardente obligation de voter toujours pour, comme c'est le cas pour les députés de la majorité présidentielle , ou toujours contre, comme c'est le cas pour les députés de la gauche.
Libre à vous maintenant de choisir ce qui vous paraît le plus juste. En tout cas , à Brest comme ailleurs en France, vous aurez, pour une fois, cette possiblité, avec des personnalités comme Laurent Merer sur Brest-rural, Yves pagès sur Brest-ville, ou encore Emmanuel Morucci sur la cinquième circonscription, de changer le paysage politique français. Je leur souhaite très sincèrement bonne chance dans ce combat , je suis avec eux !
Parce que la vraie victoire en politique, c'est la défense de ses idées .

medium_anim_preadhesion.4.gif

Ecrire un commentaire